A ECOUTER | Emission du samedi 22 mars 2014

Publié dans L'économie en questions 2014

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En direct du Salon du livre
Royaume-Uni > Fiscalité, emploi, monnaie, l'économie britannique cultive sa différence
Chine > Questions autour d'un ralentissement et de ses effets sur la croissance mondiale
Actualités invisibles (x 5)


| Introcuction
Bonjour ! Nouvelle édition de "l'économie en questions" en compagnie de cinq experts. Nous sommes nous aussi au Salon du livre et nous voulions être présents en nombre comme l'est d'ailleurs le public autour de nous. Cinq experts, chercheurs et professeurs d'économie pour commenter l'actualité de cette semaine, pour confronter leurs analyses, pour les rapprocher, les opposer, les éclairer s'ils le souhaitent par des références à la théorie économique. C'est toujours souhaitable pour mieux éclairer nos enjeux en contemporains.
Comme chaque samedi nous avons choisi deux sujets ce matin mais nous ne parlerons pas de la France en cette veille d'élection. Les choix économiques, les commentaires qui les accompagnent ne sont jamais très éloignés de la politique, nous respecterons donc le temps de réflexion accordé aux électeurs pour se déterminer comme le veut le devoir de réserve.

| Sujet no. 1
Royaume-Uni d'abord. Le Gouvernement britannique vient de présenter, c'était mercredi, le 19 mars, son budget 2014/2015. Présentation dans la bonne humeur puisqu'il a aussi annoncé un relèvement des prévisions économiques pour ces deux années à venir afin de prendre en compte l'amélioration de la conjoncture, confirmé d'ailleurs au cours des derniers mois de l'année 2013. Le Ministre de l'économie George Osborne table désormais sur une croissance de 2,7 en 2014 au lieu des 2004 annoncé et de 2003 en 2015. Ce n'est pas rien et c'est bienvenu à un an des élections générales dans ce pays. L'occasion pour nous de revenir sur la situation économique de l'Angleterre donc particulière à bien des égards et sur les réponses qu'elle a apporté à la crise de 2008. Beaucoup à dire. Les observateurs ne sont pas tous d'accord d'ailleurs sur les mesures adoptées et sur leurs effets. Et nous parlerons aussi des rapports complexes avec les partenaires européens à deux mois du renouvellement du Parlement. Fiscalité, emploi, monnaie, l'économie britannique cultive sa différence.

| Sujet no. 2
Notre deuxième sujet la Chine. Les attentes étaient énormes avant le troisième plénum du Comité central du Parti Communiste chinois (Site officiel) ouvert en novembre dernier. Placé par les autorités elles-mêmes sous le signe du renouveau économique avec des promesses, je cite : "de réformes sans précédent". De quoi entretenir bien des attentes sur le front social dans le monde de l'entreprise à l'intérieur du pays mais aussi du côté des investisseurs étrangers alors que, c'est le point le plus important, sur lequel nous allons revenir, la Chine dit-on est à un tournant de son histoire économique. La croissance chinoise ralentit. Le phénomène était déjà observé ces derniers mois et les autorités du pays l'admettent aussi. Jeudi 6 mars le Ministre des finances a reconnu lors d'une conférence de presse que le taux de croissance pourrait être en 2014 de 7,2. On dira ce n'est pas si mal vu du côté de la France mais il est vrai que ce taux à baissé. 7,7 en 2013 et 2012 qui étaient déjà des faibles performances enregistrées par le pays depuis treize ans. Alors qu'en sera-t-il dans ce contexte des réformes promises par ce troisième plénum dans le secteur privé par exemple ou dans la banque ? Peut-on parler d'un nouveau discourt des autorités chinoises ? Notre débat dans un instant. La Chine : questions autour d'un ralentissement et de ses effets sur la croissance mondiale.

| Actualités invisibles
Et puis nous aurons comme chaque semaine nos actualités invisibles. Celles que nos experts auront repérées pour nous et qu'ils souhaitent signaler à notre attention.
  • Alexandra Roulet : « Je voulais juste signaler un nouveau blog économique qui vient de commencer il y a à peu près un mois et qui est fait par deux professeurs américains à Princeton et Chicago, Atif Mian et Amir Sufi. Le blog s'appelle houseofdebt, house comme maison, .org, qui est en faite en lien avec un livre qu'ils sortent mais ils postent à peu près tous les jours des petits billets très courts, très didactiques, très pertinents avec des graphiques qui mettent bien au clair toutes sortent de questions. Donc je trouve qu'il n'y a pas beaucoup de blogs économiques de qualités donc je recommande vivement celui-ci. »
  • Xavier Timbeau : « On est au Salon du livre. Thomas Piketty a eu un franc succès en France avec son livre "Le capital au XXIème siècle". Il a été traduit. Il vient d'être diffusé aux Etats-Unis en particulier en anglais la semaine dernière et Thomas a entamé une tournée triomphale avec une réception par le public américain qui est extrêmement positive. Ba d'abord on peut le féliciter et on peut s'en réjouir. »
  • Patrick Artus : « Invisible, peut-être pas invisible mais importante, le vrai problème de la Russie c'est pas l'Ukraine c'est les russes. Les russes n'ont plus confiances eux-mêmes dans la Russie. Alors quand vous regardez les chiffres des sorties de capitaux depuis la Russie, en 2011 c'était zéro, en 2012 c'était 4 milliards de dollars tous les mois, en 2013 c'était 6 milliards de dollars tous les mois et puis depuis le début de l'année c'est 15 milliards de dollars tous les mois. Donc ça fait quand même 450 milliards de dollars à la fin de l'année. La Russie est entrain de perdre tout son capital et c'est ça qui est vraiment inquiétant. »
  • Philippe Askenazy : « Pour nourrir le moulin de la Russie c'est plutôt une interrogation à mes collègues. Donc j'étais à Londres. Les médias disaient les sanctions russes enfin à la Russie vont désavantager la France. On arrive à Paris on dit les sanctions à la Russie vont désavantager la Grande-Bretagne. J'aimerai comprendre. Ca montre peut-être à quel point on a envie que nos voisins souffrent. »
  • Olivier Pastré : « Je m'intéresse toujours aux très riches et aux très pauvres. Là il y a une étude de "capital" qui est assez bien faite et qui montre que l'Eglise catholique, elle est finalement pas très riche. Le budget du Vatican c'est 850 millions d'euros, la Banque vaticane ne gère que 5 milliards d'euros, un cardinal ne gagne que 3 milles euros et la retraite de Benoit XVI c'est 1 600 euros. Compte tenu de cette pauvreté on a un Pape, le Pape François qui est remarquable, qui est de plus en plus transparent, de plus en plus économe, il a changé sa voiture qui valait 86 mille euros pour une qui en vaut 12 mille. Je rassure les catholiques au point de vu patrimoniale l'Eglise catholique se porte bien puisque il y a 115 mille immeubles qui lui appartiennent, 22 % du parc immobilier italien et les œuvres d'art du Vatican sont évaluées à 90 milliards d'euros donc ça va encore à peu près. »
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