A ECOUTER | OP invité de l'émission du samedi 29 novembre 2014

Publié dans L'économie en questions 2014

2013-visuel-eco-en-questionsFrance > 97ème Congrès des Maires > effets de la réforme territoriale, dépenses, recettes, dotations, initiatives et normes
Internationale > Union européenne, le plan de la Commission Juncker face aux europhobes plan de relance
Actualités invisibles (x 4)

Et c'est une nouvelle émission de l'économie en questions en compagnie de quatre experts, professeurs ou chercheurs pour leur demander de commenter l'actualité de la semaine, pour confronter leurs analyses, les rapprocher, les opposer, nous le verrons bien autour de deux sujets comme chaque samedi que nous avons choisis dans l'actualité nationale et internationale.

04:19
En France, le 97ème congrès des Maires qui vient de s'achever, on va parler de dépenses, recettes, dotations, initiatives également et normes. Les collectivités territoriales s'interrogent, c'est notre titre. En effet, ce congrès donc ouvert mardi 26, 25 novembre au cours duquel les maires ont rappelé au Gouvernement et notament à Manuel Walls.(Twitter/Gouvernement) lors de la cloture quelques jours plus tard leur difficulté financière, la diminution des recettes des Communes on le sait, des dotations réduitent de 11,5 milliard d'euros d'ici 2017 alors que la réforme des rythmes scolaires disent-ils par exemple nécessite des moyens supplémentaires. Ils se sont plaints également des effets de la réforme territoriale qui remet en cause un certain nombre de leurs compétences. Ce sera donc notre premier sujet, c'est dans un instant.Premier sujet au cours duquel aussi nous souhaitons parler d'égalité ou d'inégalité des territoires.

30:25
Deuxième thème, c'était mercredi 26 novembre, Jean-Claude Juncker le président, nouveau président de la Commission européenne.(Site officiel) a présenté son plan de relance destiné à apporter 315 milliards d'euros à l'investissement en Europe dans les trois ans qui viennent. Un plan justement qui serait opérationnel dès 2015 a-t-il précisé et s'il fonctionne, reconduit pour la période de 2018 à 2020. A la clé bien sûr l'espoir aussi de créer des emplois dans une Europe où on le sait, le chômage des jeunes atteint des sommets très préoccupants. Mais cette même semaine, la veille je crois d'ailleurs, une motion de censure a été déposée contre la nouvelle commission présidée donc par Jean-Claude Juncker par des élus europhobes, clairement europhobe, c'est ainsi qu'ils se présentent, le groupe Europe de la liberté.(Site officiel) et de la démocratie directe emmenée par le leader de UKIP.(Site officiel) britannique Nigel Farage celui-là même qui vient d'obtenir un siège de député au Royaume-Uni également soutenu par des élus du Front National français et les italiens du Mouvement cinq étoiles.(Site officiel). C'est donc un ensemble assez, assez complet et disparate après les révélations, tout ceci sur le scandale d'évasion fiscale LuxLeaks dont nous avons déjà parlé. Le Parlement européen.(Site officiel) a massivement rejeté jeudi cette motion de censure mais les députés europhobes qui ont effectué, on le rappelle quand même, une très nette percée lors de dernières élections européennes, c'était en mai dernier, ont montré quand même leur capacité à se rassembler. L'occasion peut-être de regarder de plus prêt ce qui dans les programmes de leur parti ou dans leur prise de position est susceptible de contrarier la politique économique actuelle de l'Union européenne.(Site officiel) actuelle ou future de l'Union européenne.(Site officiel), ou de constater à l'inverse qu'ils n'en ont pas la capacité, voilà c'est tout le sujet que nous proposons à nos experts ; Union européenne, le plan de la Commission Juncker face aux europhobes.

Et nous sommes en compagnie ce matin, je les salue, Olivier Pastré, qui nous revient après une absence forcée, professeur d'économie à l'Université de Paris 8, Nicolas Baverez, historien et économiste avec Philippe Askenazy, également directeur de recherche au CNRS et Philippe Martin, professeur d’économie à Sciences Po, bienvenue à tous les quatre, bienvenue à tous et c'est bien l'économie en questions, nous sommes ensembles jusqu'à midi.


54:57 - ACTUALITES INVISIBLES
Merci à tous les quatre. On a le temps de quelques actualités invisibles. Qu'avez-vous repéré. Philippe Martin lève le doigt comme à l'école.
No. 1 - Philippe Martins : comme à l'école, alors c'est en faire sur l'Etat Islamique en Syrie, y'a un article dans le Financial Times (Voir article : November 28, 2014 - Isis fighters crave snacks and gadgets of the west they disdain) que j'ai trouvé intéressant ce matin qui relate que évidement comme maintenant il y a certaines zones en Syrie qui sont complètement dirigées par l'Etat Islamique, bah l'économie aussi suit. Et en faite bizarrement les militants extrémistes qui sont étrangers, puisqu'il y en a beaucoup, ont importé leur structure de consommation, c'est à dire que bizarrement ils aiment les snacks, ils aiment les boissons énergisantes, les barres chocolatés, le RedBull et c'est assez étonnant parce que finalement on sait pas très bien comment l'interpréter, si c'est encourageant ou pas mais en tout cas ils ont changés les structures de consommation, il y a des importations de biens qui n'étaient pas du tout importé dans ces zones de guerre. Voilà les structures de consommations sont assez permanentes finalement. D. R. : vous voyez comme l'économie se glisse partout.

55:55
No. 2 - Olivier Pastrés : oui moi c'est pas une actu parce que ça date d'avant mon divorce avec mon cheval, donc de quelques semaines, c'est les premières interventions de la Banque des BRICS qui a été créé à l'été dernier, dont on a absolument pas parlé à l'époque et là elle commence à intervenir. Juste quelques chiffres, la banque des BRICS, c'est à dire ce qui pourrait remplacer à terme le FMI.(Site officiel) et la Banque mondiale.(Site officiel) c'est 50 milliards de dollars de capital D. R. : les BRICS, on le dit très très vite, les pays émergeants qui avaient constitué une banque voilà. O. P. : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud qui ont créé une, à la fois un FMI.(Site officiel) et une Banque mondiale.(Site officiel) avec une capacité d'intervention 50 milliards de dollars plus 100 milliard de réserve de champs, c'est à dire deux fois le capital du FMI.(Site officiel). N'oublions pas que les maitres du monde demain ce sera quand même eux.

56:45
No. 3 - Nicolas Baverez : les petites bonnes nouvelles qui donnent un peu d'oxygène à l'Europe y'en a trois ; la baisse des taux, la baisse de l'euro mais aussi la baisse des prix du pétrole. Moins 32 % en cinq mois, c'est 3 milliards par jour qui vont des pays producteurs vers les pays consommateurs donc c'est une bonne nouvelle évidement pour l'Europe, c'est en revanche une très mauvaise nouvelle pour la Russie, qui en plus des 40 milliards des sanctions et qui en plus de la fuite de 130 milliards d'euros de capitaux, va perdre à peu prêt 100 milliards de recette pétrolière donc de recettes largement budgétaires dans l'année.

57:27
No. 4 - Philippe Askenazys : oui une forme d'actualité invisible c'est à dire que le rapport Rapport Enderlein - Pisani-Ferry en Allemagne a été totalement invisible, des micros entre-filets dans la presse, personne n'en a parlé donc c'est une actualité totalement invisible de l'autre côté du Rhin, en revanche les allemands s'interrogeaient beaucoup sur le financement justement du Front National par la Russie, on parlait de la Russie, et si finalement la Russie n'essayait pas en soutenant les partis populistes en Europe de ralentir la puissance européenne ce qui permettrait de renforcer la Russie elle-même, donc on a des enjeux qui sont géo-politiques derrière à ne pas sous estimer.