A ECOUTER | Emission du samedi 11 octobre 2014

Publié dans L'économie en questions 2014

2013-visuel-eco-en-questions1er sujet > Virus Ebola : impact de l'épidémie sur les économies d'Afrique de l'Ouest
2ème sujet > Gouvernance des entreprises : salaires, dividendes, fusions-acquisitions, a-t-on pris la mesure de la crise de 2008 ?
Actualités invisibles (x 5)


Et une nouvelle édition de l'économie en question en compagnie de quatre experts, chercheurs, professeurs d'économie pour leur demander de commenter l'actualité de cette semaine en confrontant leurs analyses, pour les opposer, pour les rapprocher
Les deux sujets ce samedi très éloignés l'un de l'autre comme on va le voir.


L'Afrique de l'Ouest d'abord à l'heure où la pandémie liée au virus Ebola prend une nouvelle ampleur menacant de devenir pandémique dans toute la région tandis que le virus par ailleurs démontre sa capacité à s'exporter en dehors du continent avec deux cas on le sait, aux Etast-Unis et en Espagne faisant redouter une expension mondiale. Trois pays pour l'heure sont très sévèrement touchés ; le Libéria, la Guinée, la Sierra Leone. Le Nigéria un petit peu à moindre degré, trois économies fragiles mais insérées dans une région où la croissance est forte et remarquable même depuis plusieurs années. De quelle croissance s'agit-il en réalité ? Où se situent ses progrès ? Quels effets sur les conditions de vie des populations ? Et, le virus Ebola, s'il s'étend comme on le redoute, stopera-t-il les avancés déjà observées ? La Banque mondiale le craind fortement et l'a fait savoir cette semaine. Ce sera donc notre premier sujet. Examen de la situation dans un instant. L'impact de l'épidémie sur les économies d'Afrique de l'Ouest.

Et notre deuxième sujet, où en est la gouvernance des entreprises ? Salaires, dividendes, fusions-acquisitions, les pratiques ont-elles changé et plus précisément a-t-on pris la mesure de la crise de 2008. L'envie de prendre des nouvelles effectivement de ces entreprises à partir d'une information paru en début de semaine qui a peu fait parler je trouve mais tout de même. Les entreprises américaines devraient distribuer cette année environ 914 milliards de dollars en rachat d'actions et de dividendes soit 95 % de leurs bénéfices à leurs actionnaires. Ce n'est pas un phénomène nouveau mais c'est un fait, il devient toujours plus important, c'est beaucoup d'argent, c'est très généreux pour les actionnaires mais n'est-ce pas un petit peu surprenant à quelque temps d'un pic de crise aussi sévère dont nous ne sommes d'ailleurs pas sortis en Europe du moins et alors surtout que de nombreux appels à la régulation avaient été lancés. Peut-être pas, c'est ce que nous verrons avec nos invités que je vous présente tout de suite.

Un grand salue d'abord à Jézabel Couppey-Soubeyran qui nous rejoint pour la première fois à l'économie en questions, on s'en réjouit, maitre de conférence à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste d'économie financière et bancaire et puis nos familiers, Olivier Pastré, professeur d'économie à Paris 8, Nicolas Baverez, historien et économiste et Benjamin Coriat, professeur d'économiques à l'Université Paris 13, bienvenue à tous les quatre, c'est l'économie en questions et nous sommes ensemble jusqu'à midi.

Et je n'ai pas oublié nos actualités invisibles pour lesquelles nous réserverons une petite séquence en toute fin d'émission, celles que nos invités ont repérées pour nous, qu'ils souhaitent signaler à notre attention parce qu'elles leurs paraissent porteuses d'avenir ou intéressantes ou peut-être négligées.


ACTUALITES INVISIBLES
52:00 - Jézabel Couppey-Soubeyran : "Ecoutez, moi j'ai ma paire de lunettes un peu financière donc ce qui m'a interpellé c'est le dernier rapport du Fond monétaire international.(Site officiel) qui souligne la persistance des risques financiers alors il y a des choses intéressantes évidement dans le rapport, il souligne la persistance des risques financiers mais en même temps il nous dit que ce serait pas mal de relancer la titrisation par ailleurs il nous dit attention le Shadow Banking - D. R. : "sur les banques encore" voilà le Shadow Banking est entrain de se déveloper considerablement et le FMI attribut cet essor au renforcement de la réglementation, alors bon, et là je me dis que finalement ça tourne pas rond et que le discourt des lobby bancaires fonctionne jusqu'au FMI. Le Shadow Banking c'est une des causes de la crise financière, c'est pas la conséquence du renforcement des réglementations, c'est pas une fatalité en tout cas. - O. P. : "ce que je dis, c'est quand même non, c'est pas la titrisation qui est en cause c'est la forme qu'elle prend."

53:01 - Olivier Pastré : "deux pour le prix d'une, la première c'est une pure information, le Printemps de l'économie de Paris, troisième édition du 13 au 17 avril 2015, c'est une manifestation que je trouve qui est très très très bien et donc vous pouvez aller sur leur site. - D. R. : "oui, je soutiens, je soutiens parce qu'ils entrainent des classes secondaires, de terminal et que je trouve c'est très très bien et ils leur font faire beaucoup de choses" il est vachement bien, D. R. : "ils les emmènent partout dans des débats, voilà ! donc on est pour et on aime bien leur leader, qui se dépense, " voilà c'était pas caché mais c'était anticipé" D. R. : "qui se dépense énormément" la cacher, oui j'pense D. R. : "Pierre-Pascal Boulanger pour ne pas le nommer"
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53:45 - Le Trésor britanique.(Site officiel) vient de démettre sa première tranche d'obligations conforme à la Charia, on appelle ça des sous-Cooke c'est ce qu'on appelle la Finance islamique, c'est d'abord que ce soit le Trésor britanique qui ait fait ça pour la première fois en Europe c'est assez marrant, B. C. : "il est dans un timing parfait" non mais attendez, pour une fois que les discours sur l'Islam sont positifs il faut le souligner, dans ce domaine là y'a 50 milliards qui ont été levé à l'échelle mondiale, y'a des capitaux, alors la Finance islamique c'est très simple c'est pas du tout l'interdiction de l'interêt comme on le dit généralement, c'est simplement le principe qui est un principe simple pour la finance qui est de faire partager le risque, c'est à dire qu'on a pas de rémunération garantit, je crois qu'on sera tous d'accord pour dire que c'est a priori plutôt vertueux et je trouve que cette initiative du Trésor britanique qui ne fait pas que des choses biens méritait d'être annoncée et la France ferait bien de rattraper son retard de ce domaine là."

54:46 - Nicolas Baverez : "La Chine est devenue la 1ère économie du monde si on résonne en parité de pouvoir d'achat alors il faut toujours faire attention, en taux de change le PIB chinois c'est 60 % du PIB américain mais en parité de pouvoir d'achat si on prend la base 2011 la Chine est passée devant même si évidement le PIB par habitant en Chine n'est pas celui des Etats-Unis c'est une évolution qui est intéressante"

55:12 - Benjamin Coriat : "et ben moi c'est une actualité en phase direct avec l'émission d'aujourd'hui. Y'a une quizaine de jours on avait parlé des Fonds vautours à propos de l'Argentine, je voulais juste indiquer qu'ils sont très présents dans l'industrie et qu'ils sont présents en particulier chez les sous-traitants d'Airbus.(Site officiel). Alors aujourd'hui y'a un sous-traitant d'Airbus qui n'est pas un sous-traitant secondaire parce que il fabrique les fuselages qui s'appelle LATECOERE.(Site officiel) dont la dette a été racheté sur le marché secondaire par des Fonds vautours qui sont entrain d'essayer de s'introduire par ce biais dans le contrôle de cette entreprise, voilà, c'est une, simplement une manière D. R. : "c'est extraordinaire" de dire que par rapport à la question posée aujourd'hui on en est vraiment pas sortie et on a même des Fonds vautours qui sont entrain de roder autour d'un des sous-traitants principaux d'Airbus." D. R. : "y'a d'autres exemples à votre connaissance ?" oui, bien sûr j'en ai toute une série, je peux vous les énoncer si vous voulez, ça n'est que la pointe extrême récente de l'activité des Fonds vautours dans les grandes industries françaises. O. P. : "oui, enfin c'est comme Shadow Banking, c'est le terme qu'il faut utiliser avec un peu de précaution" non, c'est "les Echos" qui emploie l'expression en l'occurence. O. P. : "non mais attendez, les Echos c'est pas la Bible," non c'est pas vraiment des grands gauchiste voilà O. P. : "non mais c'est pas la question, gauchiste ou pas gauchiste, c'est pas la Bible, pourquoi je dis ça, parce que le principe de racheter de la dette à vil prix, parce que la boîte va pas bien c'est un principe qui alors là pour le coup depuis une quarantaine d'années ça existe" oui mais sauf que là il s'agit de Fonds vautours spécialisés dans cette activité Olivier O. P. : "ça existe depuis longtemps, je dis pas que les Fonds vautours c'est bien, on a eu une émission la-dessus, D. R. : "on en a parlé longuement" j'en ai dit tout le mal que j'en pensais, je dis simplement que, en matière d'entreprise c'est pas tout à fait la même, le même, ça pose pas tout à fait les mêmes problèmes qu'en matière d'état comme dans le cas de l'Argentine, voilà c'est tout, une nuance" je peux dire simplement que Airbus est très inquiet O. P. : "mais il a de quoi"

D. R. : "Nicolas vous vouliez dire autre chose aussi, vous avez 10 secondes ?"
57:08 - N. B. : "non, c'était pas là-dessus, c'était une autre petite comme on avait encore un peu de temps D. R. : "allez d'accord, d'accord juste avant de terminer" sur l'autre information sur l'Allemagne dont on sait que le, qu'en ce moment elle a un petit trou d'air, juste rappeler que les exportations allemandes vers la Russie c'est 1 % de son PIB et donc on voit quand même l'impact entre les deux." D. R. : "bien sûr c'est le sujet que nous avions traité la semaine dernière je crois d'ailleurs."

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